Développement social

Exemples de Développement Social Réussi

blaise compaore - boukary kaboré burkina faso

Défenseur du dialogue, ici avec Boukary Kaboré, un ancien farouche adversaire, décembre 2012

Mécanismes de prise de décision inclusifs

En tant que médiateur, Blaise Compaoré est réputé, tant dans son pays qu’à l’extérieur, avoir une grande capacité d’écoute et de dialogue.

Les politiques qu’il a mises en place reflètent sa méthode de gouvernance, basée sur la concertation et la prise de décision inclusive. Cette méthode inclusive lui a permis de préserver et de consolider la paix sociale et de réaliser les projets de développement sur le terrain avec plus d’efficacité, ce qui lui a valu une reconnaissance internationale: Wikileaks (238).

Même si le Burkina Faso n’occupait que le 181ème rang sur 187 dans le classement 2014 de l’Indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) (239), les indicateurs de santé, d’accès à l’eau et à l’éducation enregistrèrent des avancées notables lors des dix dernières années. Le gouvernement a adopté des stratégies ambitieuses pour répondre à ces trois priorités, avec des résultats concrets (240).

En 2010, le Burkina Faso était en tête des pays africains en termes d’avancées vers les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies et figurait parmi les 15 pays en développement les mieux classés dans le monde, d’après un nouvel indicateur des progrès vers la réalisation des OMD (241).

Garantir l’accès à l’eau pour tous

blaise compaore-acces eau burkina faso

En 2014, 58 % des ménages burkinabè utilisaient l’eau potable de forage et 53 % des ménages avaient accès à un robinet d’eau potable. Au total, 76,3 % des ménages avaient économiquement accès à l’eau potable, une amélioration nette par rapport à 2009 (Source: INSD)

Bien que pays sahélien, manquant cruellement d’eau et classé parmi les pays les plus pauvres, les partenaires au développement considérèrent l’approvisionnement en eau des zones urbaines au Burkina comme un succès majeur, et rare en Afrique subsaharienne (242). Ainsi, l’accès à un point d’eau amélioré dans les zones urbaines est passé de 73 % en 1990 à 95 % en 2008, tandis que dans les zones rurales, le taux d’accès à l’eau potable s’élevait à 72 %. Ces taux en 2008 étaient déjà très proches de ceux requis par les OMD des Nations Unies fixés pour 2015 (243).

En septembre 2002, lors du Sommet mondial sur le développement durable, le Président Compaoré a répondu à l’appel lancé par les Nations Unies, encourageant tous les pays à élaborer et mettre en place « un plan d’action pour la gestion intégrée des ressources en eau » d’ici 2005. Le Burkina Faso a adopté son plan en 2003, ce qui en fait l’un des premiers États à avoir relevé ce défi. Cette politique lui a valu d’être considéré comme un pionnier en matière de gestion et développement durable et équitable des ressources en eau, terre et ressources connexes en Afrique (244).

L’approvisionnement en eau, jadis intermittent, était depuis 2010 jusqu’au son départ, assuré (245). D’après la Banque mondiale et l’Agence gouvernementale américaine pour le développement international (USAID), l’Office National des Eaux et de l’Assainissement du Burkina (ONEA) était l’un des plus performants en Afrique subsaharienne (246). Parmi ses principaux partenaires et donateurs figuraient la Banque mondiale, le Programme pour l’eau et l’assainissement (PEA) en Afrique, la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne (UE) ainsi que les gouvernements danois et allemand (247).

En 2006, Blaise Compaoré a posé la première pierre de l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) qui a permis de former, jusqu’en 2014, 5 000 jeunes de différentes nationalités africaines dans ces secteurs stratégiques pour le développement de l’Afrique. L’Institut s’est forgé une réputation prestigieuse au niveau international grâce à ses partenariats avec des universités, des entreprises et d’autres institutions de renom sur les quatre continents (248).

Un taux de scolarisation de 92 % en 2012-2013

blaise compaore-ecole primaire rurale burkina faso
En 1991, conscient du classement désastreux du Burkina en matière d’éducation et de taux de scolarisation, le gouvernement Compaoré s’est engagé à améliorer la situation, avec l’aide de la société civile et les partenaires au développement (249). Les efforts ont été essentiellement dirigés vers les écoles des zones rurales, où se concentrent près de 78 % de la population (250).

En 2012, il y avait 11 545 écoles primaires contre 2 486 en 1991 et 86 % des élèves ont leur école à une distance de maximum 3 kilomètres.

En 2007, le gouvernement a supprimé les frais de scolarité dans les écoles publiques, ouvrant la voie à un accès à l’éducation bien plus vaste. En parallèle, il a résolument accru le recrutement d’enseignants qualifiés, a renforcé la formation des professeurs et a distribué plus de manuels scolaires. En 2014, le pays était en passe d’offrir un enseignement primaire universel avec un taux de scolarisation de 92,8 % en 2012-2013, contre 38,6 % en 2000 (251).

2000

2011

Écoles primaires en milieu urbain

1,208 écoles

2,041 écoles

Écoles primaires en milieu rural

3,923 écoles

9,504 écoles

En 2013, le gouvernement Compaoré s’est attaqué au renforcement de l’enseignement secondaire (252). En 2014, les inscriptions dans les établissements secondaires avaient été multipliées par quatre depuis 2000 (253). Le nombre de filles fréquentant les écoles secondaires publiques et privées avait quasiment triplé entre 2005 et 2012, tandis que celui des garçons avait doublé (254) En revanche, la formation technique et professionnelle, qui accueillait seulement 4 % des étudiants aurait pu être mieux soutenu pour lutter contre le chômage des jeunes (255).

En 2014, il y avait encore beaucoup à faire en vue d’améliorer le domaine de l’enseignement supérieur dans le pays

En dépit des progrès accomplis dans l’enseignement primaire et secondaire sous la présidence Compaoré, les universités semblaient n’avoir joué qu’un rôle mineur dans son programme d’éducation.

Si l’Institut international d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) (256) et le Centre de Recherche Biomoléculaire Pietro Annigoni (CERBA) (257) jouissaient d’une reconnaissance internationale, ce n’était pas le cas de tous les autres établissements d’enseignement supérieur.

Même si au cours des dernières années de son mandat, le nombre d’étudiants (hommes et femmes) a doublé, en 2014, il restait encore beaucoup à faire pour améliorer l’enseignement supérieur (258). De ce fait, cette même année 2014, le gouvernement lançait un Plan National pour le Développement de l’Enseignement Supérieur (PNADES), reposait sur un engagement financier de 1 127 milliards de FCFA soit 1,7 milliard d’euros pour la décennie à venir, c’est à dire 113 milliards de FCFA soit 172 millions d’euros par an (259).

De plus, le plus grand télescope optique d’Afrique devait être installé fin 2014 au sommet du mont Djaogari (459 m), près de Dori (Nord), afin de contribuer à la recherche en astrophysique de l’Université de Ouagadougou ainsi que dans le monde entier. En parallèle, cette initiative majeure devait favoriser les secteurs de l’éducation et de la recherche à l’Université. Cependant, les nombreuses attaques perpétrées dans la région par des groupes armés, et notamment par des terroristes, depuis le départ de Compaoré ont compromis la mise en œuvre de ce projet.

Le Plan National pour le Développement de l’Enseignement Supérieur (PNADES), 2014-2023 prévoyait un financement de 1 127 milliards de FCFA soit 1,7 milliard d’euros pour la décennie à venir

Autre objectif poursuivi par Blaise Compaoré en 2014 dans le domaine de l’éducation : apporter l’électricité aux écoles grâce au Programme national d’électrification, qui s’était traduit par un lancement d’importants travaux publics en 2013. En 2011, seules 12,9 % des écoles primaires étaient électrifiées (260).

Le bilan de santé

VIH/SIDA de 7 % à moins de 1 % : Depuis la création du Conseil national de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) en 2001, Blaise Compaoré, en sa qualité de président de cette institution, s’est personnellement investi dans ce combat et a présidé les réunions avec l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre ces maladies (261).

En juin 2005, le CNLS-IST a adopté un nouveau Cadre Stratégique pour 2006-2010, basé sur un investissement de 181,7 milliards FCFA  soit 277 millions d’euros qui vient s’ajouter aux 88,6 milliards FCFA soit 135 millions d’euros déjà investis dans le Cadre Stratégique précédent couvrant la période 2001-2005 (262). Au moment du départ du Président Compaoré, coïncidant presque avec la fin de l’exécution du Cadre Stratégique 2011-2015, plus de 400 milliards de FCFA  soit plus de 600 millions euros, ont été investis par le CNLS-IST à travers ses trois Cadres Stratégiques successifs.

blaise compaore- campagne hiv sida burkina faso

Le Président fait campagne de sensibilisation, Pantanloana, le 14 janvier 2003

Sous Compaoré, le Burkina Faso avait largement dépassé les Objectifs du Millénaire des Nations Unies en matière de lutte contre le sida (263)

La prévalence du VIH/SIDA passait de 7,2 % de la population en 1997 à 2 % en 2006, puis à 1,2 % en 2010, pour atteindre moins de 1 % à partir de 2012 (264). En 2013, 87,14 % des personnes atteintes du VIH/SIDA recevaient un traitement antirétroviraux (ARV), soit environ 150 000 personnes (265).

Des efforts considérables ont été déployés pour créer des campagnes de sensibilisation efficaces. En 2002, Président Compaoré a lui-même prêté son image pour une affiche de campagne contre le SIDA qui portait le slogan (266):

« HIV-AIDS: Le Sida, ça me concerne… Et vous ? »

Contraception a triplé :
En l’espace de douze ans, de 2000 à 2012, l’utilisation de méthodes contraceptives a presque triplé (267). En 2000, seule 10,7 % de la population sexuellement active utilisait une contraception. Des campagnes régulières de sensibilisation à la contraception et des campagnes anti-VIH/SIDA destinées aux femmes, aux hommes et aux responsables religieux ont entraîné une augmentation de l’usage des contraceptifs, qui atteignait 29,4 % en 2012 (268).

blaise compaore-femmes burkina faso

Lutte contre le cancer du sein :
Des campagnes de sensibilisation au cancer du sein et du col de l’utérus avec initiation à l’auto-examen des seins (AES), ont été régulièrement organisées dans les universités de Ouagadougou. En mars 2014, 2 000 étudiantes ont été examinées, contre 1 000 en 2012, ce qui a permis de dépister 12 cas de cancer du col de l’utérus à un stade précoce et 140 cas de maladies sexuellement transmissibles (MST). Toutes ces jeunes femmes diagnostiquées positives ont été directement traitées et prises en charge gratuitement.

Reduction de 60 % de la mortalité maternelle :
Une part significative des finances publiques a été consacrée à la réduction du taux de mortalité des filles et des jeunes femmes, à travers des investissements pour l’accès à l’eau potable, l’assainissement et les services de santé maternelle (269). Les subventions accordées aux services d’obstétrique et d’accouchement ainsi que les consultations gratuites pour les femmes enceintes ont permis de réduire la mortalité maternelle de 30 % entre 2005 et 2014 et de 60% entre 1990 et 2014 (270).

blaise compaore-femmes et enfant burkina fasoEntre 1990 et 2011, le pourcentage d’infirmiers qualifiés par habitant a connu une forte hausse, se rapprochant des normes de l’Organisation mondiale de la santé, (98,9 % des normes de l’OMS) (272). Ce n’est pas le cas en matière de nombre de médecins (45,4 % des normes de l’OMS), de sages-femmes (39,2 % des normes de l’OMS) et de pharmaciens (20,3 % des normes de l’OMS), malgré quelques améliorations notables (273).

Les accouchements assistés par une infirmière ont presque doublé entre 2005 et 2011, passant de 42,9 % à 78,3 % (274). Le budget de l’État consacré aux soins obstétriques et néonataux d’urgence a été multiplié par 2,3 entre 2008 et 2010 (275). Des progrès ont également été faits dans la prévention et l’éradication de la transmission mère-enfant du VIH/SIDA (276).

Indicateurs de santé en constante amélioration :
Les grandes campagnes nationales de vaccination régulièrement organisées sous la présidence du chef de l’Etat et de son épouse ont permis de protéger efficacement les populations contre la poliomyélite et la rougeole. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans qui était de 123 pour 1 000 enfants en 1990 a été ramené à 73 pour 1 000 enfants en 2013, ce qui constitue une avancée significative (277). En outre, 98 % des enfants furent vaccinés gratuitement en 2013, contre 44 % en 2004 (278)

2000

2011

Docteurs

1 pour 45,207 personnes

1 pour 22,017 personnes

Sages-Femmes

1 pour 40,525 personnes

1 pour 12,754 personnes

Pharmaciens

1 pour 147,362 personnes

1 pour 72,863 personnes

98 % des enfants ont été vaccinés gratuitement en 2013, contre 44 % en 2004

blaise compaore-chantal compaore vaccination burkina faso

Chantal Compaoré lance la campagne contre la polyiomyélite, Dori le 19 octobre 2000

En décembre 2010, année marquée par 6 000 cas de méningite au Burkina Faso, Blaise Compaoré lance une campagne de vaccination contre la méningite, permettant d’immuniser 12 millions d’enfants et de jeunes adultes âgés de 1 à 29 ans (279). L’idée de développer un vaccin pour lutter contre les épidémies de méningite est née en 2001, avec la création du Projet Vaccins Méningite (MVP), un partenariat entre l’OMS et PATH.

Financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et par GAVI Alliance, le nouveau vaccin baptisé MenAfriVac a eu pour parrain Blaise Compaoré, qui a usé de son influence pour sensibiliser les autres pays africains à l’importance de la vaccination. Le Burkina Faso a été le premier pays à lancer une campagne de vaccination nationale, suivi par ses voisins, le Niger et le Mali (280). Cette campagne a marqué une étape importante dans l’éradication de la méningite A dans la sous-région.